Depuis lundi 12 décembre, le Canada a tourné le dos à l'accord de Kyoto. Les craintes des nombreux groupes environnementalistes à travers le pays se sont concrétisées. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a mis à exécution ce que bien des observateurs avaient prédit dans le l'éventualité d'un gouvernement conservateur majoritaire. Le Canada est ainsi devenu le premier pays à quitter l'accord de Kyoto. Les Conservateurs plaident entre autre, qu'ils pourront éviter les pénalités de 14 milliards de dollars pour ne pas avoir rencontré les objectifs.

Depuis lundi, les critiques fusent de toute part à travers le Canada mais aussi provenant de partout dans le monde. Le Teheran Times (Iran) a même qualifié le Canada de voyou. Les nombreux partis d'opposition critiquent le gouvernement qui a pris la décision sans même l'aval du Parlement. La chef intérimaire du NPD, parti officiel d'opposition à Ottawa, a d'ailleurs dit : « À la place de dire que les cibles de Kyoto étaient stupides, commencez par prendre action, faites quelque chose. » Stéphane Dion , ardent défenseur de l'environnement au Canada a ajouté: «Ce qui est stupide, c'est la position du gouvernement et du Parti conservateur à l'époque, qui disait que la lutte contre les changements climatiques était une invention socialiste. Mais je ne doute pas que quelque part dans leur esprit, c'est encore cette stupidité qui les habite.»
