Le 19 octobre dernier, La Presse publiait un reportage sur le futur amphithéâtre de Québec, domicile des futurs, supposés, rapatriés Nordiques de Québec. Le retour des Nordiques a fait couler beaucoup d'encre depuis les dernières années dans l'ensemble de la province. Plusieurs voient de plus en plus possible le retour d'une équipe professionnelle de hockey dans la vieille capitale. Bien que l'engouement soit là, les investisseurs quant à eux se font attendre. Le reportage publié dans La Presse mettait au jour la viabilité d'un tel projet dans un marché comme celui de la ville de Québec.
« L'amphithéâtre de Québec plus cher que le Centre Bell » titrait La Presse, qui appuyait ses dire en se basant sur les coûts du Centre Bell, soit 230 millions en 1996, l'équivalent de 383,2 millions en dollars d'aujourd'hui. Un peu moins que les 400 millions de dollars annoncés pour la construction d'un futur amphithéâtre à Québec. Mais le problème n'est pas là. C'est lorsqu'on s'attarde au marché que la comparaison devient un peu plus difficile à faire. Le Centre Bell, amphithéâtre multi-fonctions le plus utilisé en Amérique du nord, qui jouit d'un marché comme la région de Montréal et ses quelques 3,9 millions d'habitants, ne peine pas à remplir ses gradins chaque soir. Le futur amphithéâtre de Québec quant à lui jouira d'un marché avoisinant les 800 000 personnes. C'est là que la somme de 400 millions passe un peu moins bien.
Malgré tout l'engouement pour le retour d'une deuxième équipe professionnelle de hockey au Québec, les chiffres n'appuient pas favorablement la situation de Québec. En fait, le coût estimé de 400 millions situe l'amphithéâtre de Québec au 6e rang des plus dispendieux. Autre fait intéressant, c'est le seul amphithéâtre qui ne possède pas déjà d'équipe professionnelle au moment d'écrire ces lignes, ce qui rend le pari un peu plus risqué.

Comme quoi, avec des goûts plus modestes, on peut respecter un budget raisonnable tout en tenant compte du marché qui nous entoure.